Méditation du 1er dimanche de l'Avent B - Marc 13, 33-37



Veillez

Veiller pour les plus jeunes c’est synonyme de fête : on veille les soirs de fête, de mariage, de Noël ...

Pour les plus âgés, aujourd’hui le contexte sanitaire, les contraintes et les inquiétudes sont plutôt sources d’insomnies et de cauchemars. Dans cet environnement, comment prendre cette injonction de veillez ?

Veillez qu’Il ne vous trouve pas endormis

Ma première réaction : Mais nous avons besoin de dormir au cœur de l’hiver dans cet environnement dépressif, c’est même une question de survie parfois.

Si nous allons plus loin, ce n’est peut-être pas notre sommeil physique dont il est question mais notre sommeil spirituel :

Est-ce que la seule action qui nous est demandée ce n’est pas la contemplation de Dieu, ce Dieu qui s’est fait homme parmi les hommes, tout petit même parmi les hommes en partageant notre condition : nos joies et nos difficultés. Nous pouvons prendre le temps de le contempler.


Vous allez me dire, veiller c’est attendre quelque chose ou quelqu’un.

Oui nous attendons la naissance de Jésus comme une maman attend la naissance de son petit mais en fait il est déjà là ; il est présent au milieu de nous mais dans ce contexte de repli sur soi, réussirons-nous à rester ouvert à sa présence ?

J’ai envie de reprendre cette analogie de la maman qui attend un enfant, c’est parfois un secret elle seule le sait mais elle rayonne de la joie de ce secret.


Prenons ce temps de la contemplation, de l’offrande de nous-même pour pouvoir rayonner à notre tour de la joie que Dieu nous met au cœur.


Deux phrases de l’évangile ont encore retenu mon attention :

- « Le maître a donné tout pouvoir à ses serviteurs. »

Est-ce que nous ne sous-estimons pas parfois les ressources que Dieu nous donne ?.

La seconde lecture nous le redit :

« En lui vous avez reçu toutes les richesses, toutes celles de la Parole et de la connaissance de Dieu. »


- « Le maitre a fixé à chacun son travail. »

OUI c’est peut-être une des rares choses qui nous reste c’est notre travail mais comment le prenons-nous ? Comment le faisons-nous ?


J’ai envie de prendre le travail au sens large : mes responsabilités, mes relations à ma famille, mes collègues,

C’est là qu’une plus grande vigilance est possible.

Porter une Attention à ceux qui sont proches dans notre travail, dans notre famille nos relations, mes communication par mail, téléphone, courrier….

Comment les aimer mieux ? quels petits détails puis-je améliorer ?

Etre présent pour celui qui est en face, offrir une qualité de présence.


Je voudrais terminer par cette prière quotidienne de Jean XXIII que j’aime bien et dont je vous donne 3 phrases :

Rien qu’aujourd’hui, j’essaierai de vivre exclusivement la journée sans tenter de résoudre le problème de toute ma vie.

Rien qu’aujourd’hui, je consacrerai dix minutes à la lecture de la Parole (...), nécessaire à la vie de l’âme.

Rien qu’aujourd’hui, je ferai une bonne action et n’en parlerai à personne.


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