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Homélie de la Veillée Pascale, année C (Père Guy Delage sj)

26 Mar 2016

 

Luc 24, 1-12

 

Le sabbat passé, Marie-Madeleine, Jeanne et Marie mère de Jacques se rendent au tombeau de grand matin avec les aromates qu’elles avaient préparées pour embaumer le corps de Jésus. Arrivées sur place, elles remarquent que la pierre a été roulée, mais ne trouvent pas le corps de Jésus. Elles sont quelque peu désarçonnées, désemparées quand retentissent ces paroles : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité. » Sans longue concertation elles font demi-tour et vont tout raconter aux Onze qui ne les croient pas.

 

« Il est vivant, ressuscité. » Ces paroles nous placent devant l’affirmation centrale de notre foi, mais aussi devant son point d’achoppement. Tous les jours les médias nous soumettent au spectacle de la mort que l’actualité des attentats se charge d’alimenter. La mort est palpable. Quand elle surgit autour de nous elle nous prive de tout lien avec un ami, un proche, un collègue. On ne peut en dire autant de la résurrection. Il ne nous suffit pas uniquement d’admettre que la vie cesse d’un côté pour resurgir ailleurs. Pour nous c’est Jésus en personne qui resurgit à une vie nouvelle après être passé par la mort. Il resurgit avec tout ce qui fait sa personnalité. Comme le dit saint Paul dans 1 Co il y a plusieurs manières d’être corps, d’être homme. Le ressuscité, dans tous les récits de résurrection apparait comme étant à la fois le même et pas le même. Notre foi en la résurrection consiste à reconnaître que Dieu est vraiment avec nous jusque dans la mort et qu’il nous en sort pour nous faire entrer dans la vie éternelle. Mais nous ne pouvons rien dire sur le « comment » pour la simple raison que nous ne savons rien de ce qu’est un corps ressuscité.

 

« Rappelez vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que le troisième jour il ressuscite. » Il ne suffisait pas que le Christ retourne vers le Père il fallait aussi qu’il se relève d’une mort réelle ou , comme le dit l’épître aux Ephésiens qu’ « il descende au plus bas pour monter au plus haut » Il est allé chercher la mort au plus bas (aux enfers) pour prendre avec lui notre mort. Même si, à cause de notre péché, nous « descendons aux enfers » nous y trouverons le Christ venu nous ressaisir. A cause de notre péché et parce qu’il nous laisse libre de nos actes, Dieu ne peut nous épargner la mort. Mais notre mort si elle nous dominait définitivement serait aussi la mort de Dieu créateur. C’est impossible. Dieu ne peut se renier lui-même. C’est la raison pour laquelle le Christ est le premier à se relever d’entre les morts. Il est le premier né d’une humanité nouvelle qui va au-delà de l’échec de notre violence pour nous ramener à la vie.

 

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