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Homélie du premier dimanche de l'Avent B - (Père Josy Birsens sj)

30 Nov 2014

Marc 13,33-37

 

Nous entrons aujourd’hui dans le temps de l’avent qui est le temps de l’attente. L’attente suppose de se mettre en disposition de veille. La raison pour laquelle nous sommes appelés à veiller, il faut aller la chercher dans l’apocalypse où il est dit que le ciel et la terre sont des éléments qui sont appelés à disparaître. Mais l’espérance du monde nouveau que le règne de Dieu vient instaurer repose sur la Parole de Jésus, qui elle, ne passe pas. L’histoire de l’humanité prendra fin un jour c’est certain. Mais nous n’en connaissons pas la date, pas même Jésus ne l’a connaît. C’est dire combien est grande son humanité et combien il a été pleinement homme. Seul le Père sait quand notre monde prendra fin. Et comme nous ne savons pas, ça peu arriver aussi bien demain que dans 10 ans, dans 100 ans ou plus. 

 

Face à cette incertitude, la seule attitude à avoir c’est celle du veilleur qui inlassablement cherche Dieu. Ce n’est pas le moment de se démobiliser parce que, depuis le temps qu’on attend, ça n’arrive pas. D’ailleurs l’expression « prenez garde » qui, en grec signifie « ouvrez l’œil » nous le rappelle avec force. L’incertitude du moment de la fin nous pousse à veiller. Notre veille est comparée au maître de maison parti en voyage sans doute pour un bon moment. Mais ce n’est pas une raison pour baisser la garde. Le maître peut rentrer à tout moment : « ‘le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin. ». Il ne s’agit pas de se laisser emporter par le sommeil. L’attente ne porte pas sur un événement, mais sur quelqu’un : la venue de Jésus. Il ne faudrait pas rater le rendez-vous sinon, quand il viendra, on ne serait pas là pour l’accueillir et le fêter. 

 

Entrer en veille n’a rien à voir avec se mettre en veille comme nos ordinateurs peuvent le faire au bout d’un certain temps quand on les laisse allumés sans y toucher. Ils ne se « réveillent » que si on appuie sur une touche. Entrer en veille au contraire, c’est être prompt à aller à la rencontre du visiteur qui frappe à la porte. C’est la position du chercheur de Dieu. 

 

Le temps de l’avent est à la fois attente de la venue de Jésus dont nous allons fêter sa naissance le 25 décembre, mais aussi de sa venue à la fin des temps. Jésus n’est pas un zombi qui surgit du passé. Il prend les devants. Il nous précède. Il advient au devant de nous. Il vient nous rejoindre jusque dans la mort, jusqu’au cœur de nos désastres humains. La guerre de 14-18 en a été un qui a marqué le début du 20ème siècle. L’écrivain Balise Cendrars qui a connu l’horreur de front pose la question dans son livre « La main coupée » : où est Dieu ? Il est là présent en Jésus-Christ au cœur de notre humanité. Mais trop souvent c’est nous qui sommes absents.

 

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